[Atelier PSE] Les addictions aux écrans

Depuis, le début du mois de mars, nous travaillons en classe sur les addictions aux écrans ou aux jeux vidéos. Voici le compte-rendu de nos échanges.

Pourquoi est-ce que l’on met en place un plan de sensibilisation aux écrans ?

Axel : car c’est dangereux pour les yeux.

Audrey : Il ne faut pas rester trop longtemps sur les écrans.

Monsieur Lançon : Pourquoi ?

Audrey : Parce que ça fait mal aux yeux.

Axel : Ca m’est déjà arrivé en restant trop longtemps devant un film ou un jeu vidéo.

Audrey : Après, on a la tête qui tourne.

Anthéa : On a mal à la tête.

Axel : On est tellement dedans qu’on ne veut pas s’arrêter.

Monsieur Lançon : Si on joue à jeu de guerre, on se sent comment ?

Axel : Il y a de la violence en moi. J’ai arrêté de jouer à ce jeu « call of duty » parce que ça prenait trop de place. Ça a été compliqué d’arrêter comme GTA5.

Dorian : Moi, je connais « Black opps », c’est un jeu un peu comme « call of duty » où il faut tuer des gens. Et c’est un jeu interdit aux moins de 18 ans.

Monsieur Lançon : Pourquoi il est interdit aux moins de 18 ans ?

Axel : Parce qu’il y a de la violence.

Audrey : C’est dangereux pour les plus jeunes.

Anthéa : Ca peut leur donner envie de tuer des gens en vrai.

Audrey : Il faut protéger les enfants contre les jeux dangereux. Parce que ce n’est pas de leur âge.

Anthéa : Ils sont en plein développement.

Audrey : Ils vont apprendre à parler, à être propre.

Anthéa : Apprendre à marcher.

Dorian : Comprendre. Ils sont en période de développement.

Axel : Ca peut faire changer l’enfant.

Audrey : Les enfants en jouant aux jeux de guerre peuvent devenir violents.

Axel : Cela peut leur provoquer des traumatismes.

Monsieur Lançon : Quels comportements ?

Axel : Des violences physiques contre ses camarades, ses parents, ses profs, ses frères et sœurs ou contre lui-même ou des gens qu’il ne connait.

Anthéa : Des conduites dangereuses. Croire que le monde virtuel est en fait le monde réel.

Audrey : C’est prendre le risque de ne pas respecter les règles. On a tous des droits et des devoirs. Dans le monde virtuel des jeux vidéos, la partie s’arrête quand on est mort. Ce qui est dangereux pour l’enfant, c’est croire que la vie est un jeu vidéo. Ce n’est pas vrai car dans un jeu vidéo on peut toujours recommencer une nouvelle partie et avoir une nouvelle vie. Alors que dans la vie réelle, on a qu’une seule vie.

Monsieur Lançon : Une conduite dangereuse, c’est croire que je peux conduire une voiture parce que je sais conduire sur GTA5. Je risque alors d’avoir en accident mortel.

Axel : On peut aussi prendre des risques avec son vélo, sa trottinette, son scooter, sa moto, un quad, un skate-board, des skis ou une luge.

Sonia : On parle de sentiments d’invulnérabilité. On se croit plus fort que tout. Même de la mort.

Axel : Chez les adultes, on a une meilleure expérience. On est capable de faire la part des choses entre le monde réel et le monde virtuel. On discerne mieux les deux mondes. C’est le travail des parents de faire prendre conscience des risques aux enfants et aussi de les préserver car sinon ils passent plus de temps dans le monde virtuel que dans le monde réel. C’est ça éduquer.

Monsieur Lançon : Qu’est-ce qui peut se passer si on reste seul devant les écrans ?

Audrey : On risque de s’isoler.

Monsieur Lançon : Ca veut dire quoi ?

Audrey : Ca veut dire qu’on reste seul, qu’on se replie sur soi. On ne pense qu’aux jeux vidéos. Ca devient le moteur de la vie.

Axel : On y joue même la nuit. On est complètement déréglé. On n’a plus la force pour travailler, pour apprendre la journée. On a envie de dormir la journée et la nuit, on a envie de jouer. Moi, ça m‘est arrivé de jouer une nuit entière. Et bien, ce n’est pas facile ensuite de travailler. Heureusement que mes parents étaient là pour me dire stop. Maintenant, mes temps de jeux vidéos sont limités afin de ne pas avoir la tête embrouillée. Maintenant, j’arrive à voir quand ça fait trop.

Monsieur Lançon : Qu’est que ça peut induire ensuite chez un jeune d’être fatigué à cause des jeux vidéos ou des écrans ?

Audrey : On apprend moins bien.

Maëlys : On a des mauvaises notes. On ne veut plus aller à l’école. On est beaucoup absent et on peut se faire renvoyer.

Sonia : On parle d’addiction aux jeux vidéos ou aux écrans. Dans certains cas, ça a une incidence sur les résultats scolaires et sur la scolarité. Mais ça peut aussi avoir des effets sur la santé avec des troubles psychologiques, ou des problèmes alimentaires et une hygiène de vie dégradée.

Audrey : Mon frère, il a vendu sa console parce qu’il n’arrivait pas à l’arrêter. Il avait de mauvaises notes au collège. On en avait parlé ensemble. On s’était disputé. Il ne voulait plus sortir dehors. Il était dans son jeu. C’est pour cela qu’il a vendu sa console. Ensuite, on a recommencé à faire des gâteaux ensemble, à sortir ensemble. Moi, je préfère mon frère sans sa console.

La classe Dinamo 2 (Merci à Anthéa pour la recopie de la trace écrite sur l’ordinateur)

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